Présentation de l’église

ÉGLISE CHRÉTIENNE DE SAINT-LAURENT EST:


De foi chrétienne

Elle appartient à la grande famille du christianisme historique qui trouve sa source dans les paroles et l’enseignement de Jésus-Christ.


De confession protestante

Elle célèbre son culte avec une insistance marquée sur la prédication de la Parole de Dieu et adhère aux grands principes des confessions de foi protestantes qui trouvent leurs sources dans le mouvement de la Réforme au 16e siècle.


De tradition anabaptiste

Elle fait partie de la lignée des Églises prônant le baptême des adultes, une adhésion significative à l’Église, un engagement sérieux à obéir aux paroles de Jésus et une démarche pacifique dans la résolution de tout conflit personnel, national et international.


De théologie évangélique

Elle croit en la Bible comme étant la Parole de Dieu, au caractère central de Jésus-Christ mort et ressuscité, en la nécessité de la conversion personnelle de chaque individu à l’Évangile et en la nécessité de proclamer au monde la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.  


Histoire des frères mennonites

Qui sont-ils et d’où viennent-ils?

Il est normal, pour ceux qui entendent ce nom pour la première fois, de se questionner sur l’origine, l’identité et l’enseignement des Églises des frères mennonites. Dans le contexte québécois, on peut facilement comprendre qu’un mouvement nommé «frères mennonites» puisse éveiller une méfiance parmi les gens. Une brève présentation de ces Églises ainsi que de leurs enseignements s’avèrent donc nécessaires et dissipera quelques confusions.

La Réforme protestante

Pour connaître l’origine des Églises des frères mennonites, nous devons faire un bond de cinq siècles en arrière et retourner à la Réforme protestante. Au XVIe siècle, les grands réformateurs Martin Luther, Jean Calvin et Ulrich Zwingli revendiquent un retour aux enseignements du Nouveau Testament. Ces  réformateurs sont à l’origine de ce qu’on appelle la Réforme protestante.

Au sein de cette Réforme apparaît, à Zurich en Suisse, le mouvement anabaptiste, au tout début des années 1520. Conrad Grebel, Félix Mantz, Georges Blaurock et quelques autres intellectuels sont à  l’origine de ce mouvement. Les anabaptistes sont un groupe de chrétiens qui désirent une réforme plus poussée de l’Église. Ils prônent la séparation de l’Église d’avec l’État, désirant ainsi s’émanciper du pouvoir civil en matière de foi et de pratique religieuse, et le baptême sur confession de foi par opposition au baptême des enfants. Ils rebaptisent donc leurs adhérents, ce qui amène leurs opposants à les appeler «anabaptistes», qui signifie «rebaptiseurs».

Cette réforme plus poussée amène les catholiques et les autres protestants à les persécuter. Ainsi débute, en 1525, une longue période de clandestinité. Les anabaptistes quittent la ville de Zurich et s’installent dans la campagne. Cette émigration des anabaptistes de Suisse permet au mouvement de s’étendre partout en Europe, mais la répression est forte et le mouvement en vient donc à être désorganisé et à presque s’éteindre. Menno Simons Un prêtre catholique hollandais nommé Menno Simons est inconfortable avec certaines pratiques religieuses de son Église. En étudiant le Nouveau Testament et quelques écrits de Martin Luther, il devient convaincu que certains enseignements de son Église ne sont pas conformes à l’enseignement de la Bible. En 1536, il quitte finalement l’Église catholique pour s’identifier avec les anabaptistes et s’efforce de restructurer le mouvement.

Durant 18 années, Menno Simons est persécuté et doit se cacher dans différents refuges. Toutefois, jusqu’à sa mort, il continue d’enseigner, d’écrire et d’organiser des Églises anabaptistes. Le mouvement vient à prendre le nom de «mennonites» et distingue les paisibles disciples de Menno  Simons des autres fanatiques révolutionnaires qui étaient associés aux anabaptistes.

Le renouveau spirituel de 1860

Vers 1540, la persécution aux Pays-Bas amène des mennonites à fuir pour se rendre d’abord en Prusse puis, en 1786, en Russie où ils peuvent jouir d’une certaine liberté religieuse. Toutefois, après plusieurs années en territoire russe, un déclin spirituel s’amorce à cause d’une isolation culturelle et religieuse, de même qu’à cause de l’absence de vision et d’engagement missionnaires.

C’est dans ce contexte, en 1860, que l’Église des frères mennonites apparaît suite à un réveil religieux au sein des mennonites. Sous l’influence de certains prédicateurs, dont Edouard Wuest, pasteur luthérien, des mennonites expérimentent un renouveau spirituel et donnent naissance à l’Église des frères mennonites.

Entre 1874 et 1880, des mennonites et des frères mennonites émigrent en Amérique du Nord à cause de certaines politiques gouvernementales russes diminuant la liberté religieuse, abrogeant, par exemple, l’exemption du service militaire pour les mennonites. Aujourd’hui, l’Église des frères mennonites apparaît non seulement en Amérique du Nord, mais aussi en Afrique, en Amérique du Sud, en Europe et en Asie.

Les Frères Mennonites au Québec

Dans les années 1950, des missionnaires de langue anglaise viennent au Québec pour apprendre le français dans le but de servir au Zaïre. En 1960, suite à la révolution au Zaïre, la plupart de ces  missionnaires sont invités à commencer une œuvre évangélique au Québec. C’est alors que la  Conférence Canadienne des Églises des frères mennonites envoie au Québec son premier missionnaire dans le but d’implanter et de démarrer dans la province une œuvre des frères mennonites.

Ainsi, Ernest et Lydia Dyck s’installent à St-Jérôme en 1961 où, malgré une certaine opposition, ils implantent une communauté frères mennonites. Cette Église s’est multipliée au point que nous avons aujourd’hui plusieurs Églises locales formant, depuis 1984, l’Association des Églises des frères mennonites du Québec.

  • Église chrétienne évangélique de Sainte-Rose

  • Église chrétienne évangélique de Sainte-Thérèse

  • Église chrétienne évangélique de Saint-Jérôme ( La Clairière)

  • Église chrétienne évangélique de Saint-Laurent

  • Église chrétienne évangélique de Saint-Eustache

  • Église chrétienne évangélique khmère de Saint-Laurent

  • Église chrétienne évangélique de Terrebonne-les-moulins (L’Intersection)

  • The Westside Gathering

  • City Church

Après cinq siècles d’histoire et cinquante années de proclamation et de service au Québec, les frères mennonites désirent continuer d’être des témoins de l’Évangile de Jésus-Christ dans le monde d’aujourd’hui.

Voici ma seule joie et le seul désir de mon cœur: étendre le Royaume de Dieu, révéler la vérité, réprouver le péché, prêcher la justice, nourrir par la Parole du Seigneur les âmes affamées, conduire les brebis égarées sur le bon chemin et gagner beaucoup d’âmes au Seigneur par son Esprit, sa puissance et sa grâce. C’est de cette manière que je veux dans ma faiblesse revêtir, comme il me l’a enseigné, celui qui m’a racheté par son sang répandu, moi un misérable pécheur, celui qui m’a donné cette disposition d’esprit par l’Évangile de sa grâce, à savoir Jésus-Christ.
— Menno Simons 1496 – 1561

 © 2011
Rédaction: Stéphane Rhéaume, pasteur de l’église chrétienne de St-Eustache


Les valeurs anabaptistes


Nous croyons que l’Évangile est beaucoup plus qu’un salut personnel. Il s’agit de l’Évangile du Royaume de Dieu, qui est bien plus que le règne de Dieu dans le cœur d’une personne, mais aussi le règne de Dieu dans l’Église, dans la société, dans l’univers spirituel et dans toute la création. Nous prions pour que ce règne vienne et que la volonté de Dieu soit faite sur la terre comme au ciel.  

La royauté de Dieu


Nous croyons que la vie chrétienne consiste principalement en une démonstration de fidélité et d’obéissance aux paroles de Jésus dans la vie quotidienne. Le Seigneur ne nous invite pas à rechercher une vie remplie d’expériences spirituelles ou mystiques ni de sensations fortes ou de miraculeux, mais bien plutôt à vivre conformément à sa volonté révélée dans les Écritures.

La fidélité à Jésus


Nous croyons que l’œuvre du Saint-Esprit est de glorifier Jésus-Christ dans l’Église et dans le monde en amenant toute personne à la foi en Christ, en l’instruisant dans la Parole de Dieu, en reproduisant en elle le caractère de Christ et en l’équipant pour le service chrétien. Nous croyons que son action au sein de la communauté se manifeste autant par la présence de ses fruits que de ses dons et qu’il est important de rechercher sa plénitude pour servir le Seigneur avec efficacité et avec puissance.

L’écoute du Saint-Esprit


Nous croyons que la Bible est inspirée de Dieu, infaillible en matière de foi et qu’elle a une pleine autorité sur la vie des croyants. Nous croyons que le caractère divin et humain de la Bible nous amène à faire la distinction entre le message de l’Évangile et le récipient culturel dans lequel il a été transmis. Nous cherchons d’abord à comprendre le sens original d’un texte pour mieux le transposer ensuite dans la société actuelle.

Le respect de la Parole de Dieu


Nous croyons qu’au cœur de l’évangile se trouve la recherche de la paix avec Dieu, soi-même, les autres et la nature. Le maintien de la paix et de l’unité est essentiel pour favoriser la cause du Seigneur. Par conséquent, nous cherchons à maintenir l’harmonie de notre propre assemblée, croyant que de bonnes relations axées sur l’amour et l’entraide sont des manifestations privilégiées de l’Esprit de Dieu.

La recherche de la paix


Nous croyons que la vie chrétienne n’est pas une marche en solitaire mais une marche communautaire avec ceux qui partagent la foi dans le Christ. Nous croyons que les chrétiens sont appelés à s’engager dans l’église premièrement par le baptême, mais aussi en devenant membre de l’église, afin de participer à la prise de décision collégiale.

La collégialité dans l’église


Nous croyons que la mission de l’Église unit évangélisation et œuvres de bienfaisance. Ces deux éléments sont des fins en soi, l’un n’est pas un moyen pour arriver à l’autre. Aussi, les deux ont leur propre but et leurs propres méthodes. L’évangélisation a pour but la conversion à Jésus-Christ alors que les œuvres de bienfaisance cherchent à soulager la souffrance humaine.  

Le témoignage des chrétiens


Nous croyons que chaque croyant est un ministre de l’Évangile et que le service chrétien s’accomplit dans son milieu de vie. Par conséquent tout service envers Christ déborde du cadre de l’Église et se fait aussi dans le monde, au foyer et sur le marché du travail. Chaque croyant sert Dieu là où il est. Là est sa mission, son champ d’activité. 

Le sacerdoce universel


Nous croyons que le saint nom de Jésus-Christ et le caractère sacré de l’Évangile nous poussent à pratiquer la discipline ecclésiastique afin de sauvegarder la santé spirituelle et la réputation de l’Église. Elle doit toutefois être caractérisée par la compassion et la grâce  car notre désir est de restaurer la  personne le plus rapidement possible dans sa communion avec le Seigneur et la congrégation.

La discipline d’église


Nous croyons que nous devons accueillir les éléments recommandables de la culture québécoise mais tout en cherchant à l’imprégner des valeurs de l’Évangile là où elle est répréhensible. Nous ne voulons pas présenter un Dieu qui condamne la culture, mais un Seigneur et un Sauveur qui peut transformer la culture, la rendre plus proche des valeurs de l’Évangile.  

Transformation de la culture


Comment lisons-nous la Bible?

Il y a trois écoles de pensée qui existe à l’égard de la Bible. Afin de bien connaître la perspective de l’Église chrétienne évangélique de Saint-Laurent dans sa lecture, son interprétation et son application de la Bible, nous décrivons ci-dessous ce qui caractérise ces trois écoles.


Pour les théologiens de cette école, la Bible est un ensemble de paroles humaines par lesquelles nous parvient la Parole de Dieu. Ce qui caractérise cette approche, malgré de notables différences théologiques parmi ses praticiens, c’est le refus d’identifier la Bible et la Parole de Dieu.

 

Cette approche pose un grave problème théologique en instituant l’homme juge de l’Écriture, susceptible de se prononcer sur la valeur des textes bibliques et sur les erreurs éventuelles qu’il contient. Les compétences et l’autorité du théologien risquent ainsi de se substituer à l’autorité de la Bible.

L’école critique (libérale)


Pour les théologiens de cette école, la Bible est la Parole de Dieu, infaillible et normative, pour toutes les époques : « La Bible dit . . . il ne reste plus qu’à obéir ».

Cette approche pose, elle aussi, un grave problème théologique : elle étudie un texte biblique sans se préoccuper de savoir si le contexte culturel dans lequel il a été rédigé peut avoir une quelconque incidence sur la manière de l’interpréter. Pour sincère qu’elle soit, cette approche pèche par omission. En effet, en ne se souciant pas de remplacer les textes dans leurs contextes respectifs, l’interprète prend le risque de ne pas saisir l’intention originelle de Dieu et de lui substituer une autre.

L’école fondamentaliste


Pour les théologiens de cette école, la Bible est la Parole de Dieu dans des paroles humaines situées dans un contexte historique précis.

Cette école partage la conviction des « fondamentalistes » concernant l’autorité des Écritures, mais s’en distance au sujet de son interprétation parce qu’elle perçoit mieux le caractère historique de la révélation. Elle s’interdit de juger l’Écriture, mais elle ne se borne pas pour autant à la répéter. Elle cherche à l’interpréter dans son contexte et à la traduire dans notre contexte.

L’école évangélique est la perspective de l’Église chrétienne de Saint-Laurent dans sa lecture, son interprétation et son application de la Bible.

L’école évangélique


Devenir membre de l’ECSL

La réponse à l’invitation de suivre Jésus ne s’arrête pas au baptême. Nous lisons dans le Nouveau Testament que tous ceux qui choisissaient de devenir chrétiens se joignaient à une Église locale. C’est pourquoi la foi personnelle qui s’exprime dans le baptême doit s’accompagner d’un engagement communautaire.

En devenant membre de l’ECSL, les croyants s’engagent:


Cette participation à l’Église est importante car elle nous permet d’adorer Dieu en communauté, de prier ensemble pour nos besoins et les besoins du monde, de développer nos relations d’amitiés et d’entendre un enseignement de la Parole de Dieu. C’est seulement par une participation assidue et régulière que nous pouvons tirer profit au maximum des bienfaits que procurent les célébrations et l’appartenance à une communauté.

À participer régulièrement aux célébrations et activités de l’Église


Cette implication consiste à offrir une partie de son temps afin d’aider l’Église à accomplir sa mission. Nous avons tous des dons, habiletés et aptitudes qui nous sont données par Dieu et que nous pouvons mettre au service des autres. Il est donc important d’utiliser ses dons afin de contribuer à l’avancement du Royaume de Dieu. 

Mettre ses habiletés au service de l’Église


Cette contribution est importante car c’est grâce à ces offrandes volontaires que nous pouvons offrir certains services et activités et avoir un bâtiment où nous pouvons nous rassembler. Le règne de Dieu avance dans le monde par les ministères de l’Église.

 

Aborder le sujet de la contribution financière est nécessaire, mais nous croyons que la partie se joue véritablement au niveau des valeurs que nous adoptons et du mode de vie qui en découle. Celui qui se veut disciple de Jésus permet au Seigneur de régner sur tous les domaines de sa vie, y compris sur le domaine de ses finances. Par conséquent, l’Écriture nous appelle, quel que soit notre salaire ou les actifs financiers à notre disposition, à développer une gestion sage de nos biens matériels et à contribuer au financement de l’Église. Ces offrandes ne sont en fait qu’une manifestation logique et naturelle de notre foi qui est reconnaissante envers Dieu pour ses nombreux bienfaits. 

Contribuer financièrement à l’Église


L’unité de l’Église est indispensable à un bon témoignage et à la croissance dans la maturité. Nous ne voulons pas que des conflits ou des divisions se produisent au sein de notre assemblée car, elles attristent le Seigneur, sapent nos relations fraternelles et discréditent l’Église aux yeux du monde.

Plusieurs sujets de controverses menacent la paix de l’Église de Jésus-Christ. Si des croyants au sein de notre assemblée viennent à être en désaccord avec l’orientation de notre Église, avec ses croyances, ses enseignements et ses pratiques, nous nous attendons à ce que ces chrétiens communiquent clairement leurs désaccords par écrit au conseil de l’Église.

Être solidaire de la confession de foi


Si un sujet de controverses apparaît au sein de notre assemblée, le conseil de l’Église peut organiser une ou plusieurs rencontres pour étudier ce sujet dans un esprit de fidélité et de soumission à la Parole de Dieu, de prière et de dépendance envers le Saint-Esprit qui nous a été donné pour nous guider dans une meilleure compréhension des Écritures.

En attendant que la question soit examinée, nous invitons les chrétiens en désaccord à demeurer solidaires de la communauté, ce qui ne les empêchent pas de conserver leurs propres opinions, ni même de les exprimer, en temps et lieux, et de la bonne manière (sans agressivité, calmement, dans le respect des autres). Nous invitons chaque croyant à éviter de critiquer les dirigeants de l’église avant d’avoir toutes les informations, à murmurer contre un frère ou une sœur, à éviter tout esprit de condamnation, mais pardonner et supporter tout patiemment.

En cas de désaccord


Les pratiques de l’église


Étant une Église de professants, nous pratiquons seulement le baptême de ceux qui confessent Jésus-Christ comme Sauveur et Seigneur et qui décident de suivre ses enseignements. Nous baptisons par immersion intégrale, c’est-à-dire le corps tout entier plongé dans l’eau comme symbole d’identification du croyant avec Christ dans sa mort et sa résurrection.

Le baptême peut avoir lieu à l’église ou dans tout autre endroit approprié, pourvu que le geste soit posé publiquement et en accord avec l’Église locale. Le baptême n’est pas un rite personnel, privé ou familial, mais communautaire et à cet égard, il ne doit pas être soustrait du regard de la l’Église. Selon les pratiques de notre Église, seules les personnes désignées (principalement les pasteurs) peuvent administrer les baptêmes.

Nous demandons que la personne qui désire se faire baptiser reçoive un cours de préparation au baptême. Elle sera également encouragée à témoigner de sa rencontre avec Jésus-Christ auprès de l’assemblée. Et conformément à la pratique de nos Églises, toute personne baptisée sur confession de foi deviendra aussi par le fait même un membre actif de notre Église. Pour nous, le baptême a autant un sens communautaire (entrée du croyant dans l’Église) que personnel (union du croyant avec Christ).

Le baptême


La Cène est une ordonnance du Seigneur. Elle est une commémoration de l’œuvre de Jésus-Christ à la croix, une communion avec lui et une proclamation de son retour. En participant à la Cène, nous témoignons de la grâce reçue, nous confessons notre foi en Christ et nous renouvelons les engagements de notre baptême.

Lors de cette occasion, chaque participant est invité à réfléchir à ses rapports avec Dieu et avec les autres. Notre confession de foi déclare que c’est un repas pour ceux qui en comprennent le sens, qui confessent Jésus-Christ comme Seigneur en paroles et en action, qui sont responsables envers leur communauté de foi et qui vivent en bonne relation avec Dieu et les autres.

La Cène est un rite par lequel, au sein de nos manquements et de nos faiblesses, nous pouvons venir à Christ dans un esprit de repentance et de foi en vue d’être renouvelé par lui pour notre marche chrétienne. Il revient à chaque personne de décider, selon son jugement, de participer ou non au Repas du Seigneur.

Selon notre confession de foi, l’ordre normal dans le Nouveau Testament est que le baptême précède la participation à la Cène. Il est donc demandé que la personne soit baptisée sur confession de foi pour y participer.

La Sainte-Cène


Nous croyons que le mariage, entre un homme et une femme, a été institué par Dieu. C’est pourquoi nous encourageons tout couple à prononcer des vœux de mariage. Pour être fidèle aux Écritures, nous recommandons fortement que tout croyant marie une personne qui partage la même foi que lui. Il est plus facile de cultiver sa foi, d’harmoniser son couple et d’unifier sa famille lorsque l’on partage des valeurs communes, dont la foi dans le Christ. 

L’Église est une communauté de croyants, c’est-à-dire un ensemble de personnes qui se réunissent autour d’une foi commune. Le mariage à l’église ou célébré par l’un de ses représentants s’adresse donc naturellement à ceux et celles qui professent la foi chrétienne et qui démontrent cette confession de foi par une participation à la vie d’une Église locale, quelle que soit l’appartenance confessionnelle. Le mariage religieux reflète ainsi les croyances, les valeurs et la pratique du couple. 

Il arrive que des divorces se produisent dû à la condition humaine souffrante. Tout en continuant à maintenir l’idéal biblique de la fidélité conjugale, nous voulons offrir espérance et guérison aux personnes divorcées. La grâce de Dieu peut aussi s’étendre à toute personne qui a rompu ou qui n’a pas pu tenir ses engagements conjugaux. Par conséquent, un remariage peut être considéré au sein de notre Église et dépendra du discernement et de l’accord du célébrant.        

Le mariage


L’Église ne baptisant pas les nouveau-nés, nous offrons la possibilité aux parents chrétiens de présenter leur enfant au Seigneur au sein d’une cérémonie spéciale. Une présentation d’enfant comporte trois volets :

1.      Le rappel que Jésus béni les enfants et veut qu’on leur impose les mains en signe de sa bénédiction;  

2.      Un engagement des parents à élever l’enfant selon les voies du Seigneur ;

3.      Un engagement de la communauté à soutenir ce couple dans leur tâche parentale.  

Lorsque les parents demandent cette cérémonie, nous nous attendons à ce qu’ils soient croyants, vivent leur foi en communauté et projettent d’élever leurs enfants selon la Parole de Dieu.     

Lorsqu’un seul parent est croyant et fréquente l’Église, l’autre parent est également invité à prendre part à la cérémonie.  

La présentation d’enfants


Bien que la vie du Royaume de Dieu nous soit déjà disponible en Jésus-Christ, nous vivons encore au sein d’un monde en souffrance et comportant bien des maladies. Suivant les instructions des Écritures (Jacques 5.13-16) , nous voulons oindre d’huile toute personne malade qui en fera la demande et prier pour sa guérison en lui imposant les mains. Cette cérémonie aura lieu en privé, et non lors des célébrations, en présence de deux ou trois dirigeants de notre Église.     

Onction des malades